- Quelques textes de Patrick Tilly -
... avec son aimable autorisation.
liens
cycle

Dans quelques recoins d'ombre

D’étranges colorations

Colossale par leur nombre

Envahissent l’impression

De torpille qui fustigent

Le remède salutaire

D’assistants écuyers

Au crève-cœur légendaire

Maintenant au plus fort

Du trois-quarts éventé

Aux qua’t coins et encore

Au milieu d’l’innommé

De la vie à la terre

Constamment en prières

Face au maigre inventaire

Juste une sainte colère

Il pleut sur la misère

Une pluie de travers

Il pleut sur la misère

Une pluie de travers
" Il pleut sur la misère "

Sans qu’il n’y’ait d’incidence

Sur carême qui commence

Son mélange de jouvence

Et ces noyés d’avance

A tout rompre qui braillent

Une main bien en prise

Pour retendre les mailles

Du vieux temps des cerises

Où des enfants de chœur

Roulent encore sans leurs feux

A tombeau grand ouvert

Vers le moins douloureux

De la vie à la terre

Constamment en prières

Face au maigre inventaire

Juste une sainte colère

Il pleut sur la misère

Une pluie de travers

Il pleut sur la misère

Une pluie de travers

Quand les écluses célestes

Ont un penchant pervers

De suinter au désert

Deux, trois gouttes de misère

A ne voir que du blanc

Tout autour du regard

Des passants nonchalants

Qui se tiennent à l’écart

Entre crainte et désir

Du nocturne murmure

Sans savoir trop choisir

La couleur de peinture

De la vie à la terre

Du côté lapidaire

Où les siècles sur le dos

Vous lacèrent jusqu’aux os

Comme le temps persévère

Il pleut sur la misère…

Comme le temps persévèrent

Il pleut sur la misère…
Paroles et musique : Patrick Tilly
1
2
3
... et la légendaire bise...
Quand l'éloignement d'une présence

Secrète au foie du vieil ennui

La bile lucide de l’absence

Jusqu’au quatre coins de la folie

Allez savoir pour qui, pourquoi

Parfois la vie est ainsi faite

De coins perdus où l’on s’en va

Un jour verdâtre de cinq à sept

C’est tout petit ça s’manifeste

D’un mal écrit en capitale

Dont l’intention de petite peste

Est de crier c’est du scandale

En se levant avec la pluie

Le cœur de l’homme est monotone

Je pense à toi, je pense à qui

A ma maison qui déraisonne
Quand l'éloignement d'une présence

Secrète au foie du vieil ennui

La bile lucide de l’absence

Jusqu’au quatre coins de la folie

En fanfreluches incognitos

Nos devinettes prennent le large

J’ai les sabots hors du troupeau

J’deviens de plus en plus sauvage

Dans la froidure d’un soir d’avril

Celle dont personne ne se souvient

J’ai vu des astres tomber d’leurs fils

Sur la verrière d’mon crâne d’humain

J’ai mal au d’là et par ci

J’suis devenu capharnaüm

Je pense à toi, je pense à qui

A mes envies que je mâchonne

Quand l'éloignement d'une présence

Secrète au foie du vieil ennui

La bile lucide de l’absence

Jusqu’au quatre coins de la folie

Divin miroir comme c’est bizarre

J’nai même plus peur d’en faire le tour

De m’refuser encore d’y croire

D’apprendre tout par cœur sur l’amour

J’ouvre ma fenêtre sur la rue

Des deux follets aux tas d’embûches

Sur le pavé dorment cul nu

Me v’la r’parti à faire l’autruche

Dans le silence de ma vie

Qui me cloisonne et m’emprisonne

Je pense à toi, je pense à qui

A une sonn’rie de téléphone
" Je pense à toi, je pense à qui "
Paroles et musique : Patrick Tilly
1
2
3
... le bouquet du champion

On n'tourne même plus sur un seul pied

Dis, c'es ça la mélancolie

Quand tout d’vient gris sur du Schubert

A mille millions d’années-lumière

Quant dame le vie tape ses tapies

Sur votre carré d'fleurs tout avachies

On n’tourne même plus sur un seul pied…

A petit feu à qui mieux mieux

Quand ça vous fait monter en l’air

De pied-à-terre chez la misère

On n’tourne même plus sur un seul pied…

A pas comptés, à trop cacher

Les trous percés dans le panier

On n’tourne même plus sur un seul pied…

Dans l’anti-chambre au couvre-feu

A cloche-pied et sauve qui peut

Nos vies taillées en pointillés

S’en vont sans foi soigner les maux

De ventre du truc assez costaud

Qui est venu incognito

Tant et si bien à muche pot

Qu’il sût très vite au fond d’nos os

Planter en rangs les blancs d’poireaux

De L’EXCLUSION, L’EXCLUSION, L’EXCLUSION

Plus rouge que le sang, plus longue que des dents

Plus forte à présent

Elle pousse sous notre peau ses lames de couteaux !

On n’tourne même plus sur un seul pied…
" On n'tourne même plus sur un seul pied "
Paroles et musique : Patrick Tilly
- Retour///... -
- Accueil - - Portail -