Farida,a le nez de son père, les yeux de sa mère
Le regard de la guerre
Farida,apprend le Coran, le Djihad des grands
Les martyrs, les tyrans.
Farida, ne connaîtra jamais
Tous les jardins secrets, les châteaux, les palais
Farida, perdue dans ce monde
Où tous les hommes grondent, où la terre n'est plus ronde.
Il est de ces temps, qui nourris d'inconscient
Tuent dans l'enfant, la belle au Bois Dormant
Il est de ces temps, qui au nom des puissants
Sous les bombardements, tuent les princes charmants.
Comprenez ma peur, moi le simple chanteur
Devant les rêves qui se meurent, mille et une nuits sans couleur
Comprenez ma peur, ruisselante sur mon coeur
En larmes de douleur, j'écris et je pleure.Quand je ne serai plus que l'ombre d'un regret
Un pleur au cimetière, une fleur sur une pierre
Quand je ne serai plus qu'une simple poussière
Une larme de silence pleurera ma sentence
Ici gît la paix en occident
Quand sur ma dalle, écrit en capitales
Le remords, la mémoire, le souvenir, mon histoire
Quand sur ma dalle, en simples initiales
Dira: « c'était hier, la paix avant la guerre »
Ici gît la paix en occident
Quand dans ma tombe, moi blanche colombe
Le corps brisé, vidé, desséché
Quand dans ma tombe, de vos souvenirs sombres
A mon dernier soupir, je devins martyr
Ici gît la paix en occidentCe soir, je bouffe, cafard arrosé d’idées noires
Champagne au désespoir, un vrai caviar pour mes cauchemars
Ce soir, je bouffe, avec un doigt de parano
Devant ce film plutôt salaud, sur grand écran sado maso.
Et merde à ce cinoche, beau cul belle gueule, quand tu t’trouve moche
Et merde aux grands boulevards ampoulés de gris costard.
A mon cher Rimbaud, voilà pour toi ces quelques mots
Salut Verlaine et à bientôt, apportes-lui tous mes sanglots.
La tête, dans une touffe, ruisselant de nausée
Entre deux seins j’étouffe, et jouis sans pensée
J’ai bu à la fontaine, des jupes de toutes les putains
Et bien, trempé ma peine, à la santé des belles catins.
Plongé, dans la vinasse, je prose mes vers se cassent
La gueule bien défoncée, je rampe vers mon passé
Entre deux verres les rimes, entre deux rimes les verres
Du meilleur jusqu’au pire, du ciel à l’enfer.
Dites-moi quel est ce grand vent qui a léché ta peau de femme
Traçant deux collines au pied d’un océan au royaume de flamme.
J’aurais voulu être le temps, au cœur de ce grand vent
Et de mes deux mains de géant, te protéger tendrement.
Pour que la trace des années aux griffes cruellement acérées
Ne creuse sans respect les traits de ta féminité, beauté.
J’aurais voulu être le temps et combattre les ans
Dans la lice preux chevalier , fidèle bouclier.
Dites-moi quel est ce grand dieu qui a sculpté ta peau de femme
Taillant le soyeux exquis un bouton, une rose de charme.
J’aurais voulu être le temps, au cœur du tout puissant
Et de mes deux mains de géant, te protéger tendrement.
Pour que le bras des ombres armées de bible et de coran bafoué
N’enserre plus ton corps fragile dans des soies tissées de barbelé.
J’aurais voulu être le temps, gommer les morts vivants
Conjuguer, émanciper au féminin liberté.
Dites-moi quel est l’univers qui a conçu ta peau de femme
Dessinant le parfait de tes pleins, le délié de tes seins lissés madame.
J’aurais voulu être le temps, me fondre aux éléments
Et de mes deux mains de géant, te protéger tendrement.Boire au bout du comptoir, faire la peau à son histoire
Alcool dans un fumoir, drogue l’ennui, tue les déboires.
Ivresse ma déesse, que j’aime tes caresses
Ivresse ma faiblesse, ô je t’aime ma princesse.
Je rentre au bout d’un pétard, brille les lumières dans mon noir
Mon sexe dans le coltart, pisse debout tous mes cafards.
Ivresse ma déesse, que j’aime tes caresses
Ivresse ma faiblesse, ô je t’aime ma princesse.
J’me couche dans le cirage, tous les bisons au démarrage
Galopent dans ma tête, labourent le sol de mes cauchemars.
Ivresse ma déesse, que j’aime tes caresses
Ivresse ma faiblesse, ô je t’aime ma princesse.
J’me lève dans le brouillard, lavé ma gueule de fêtard
Les yeux en trous de pine, et les idées dans ma bibine.
Ivresse ma déesse, que j’aime tes caresses
Ivresse ma faiblesse, ô je t’aime ma princesse.
Ce soir, bande de connards, je tiendrai le coup au bout du comptoir
J’irai si confesse, tuer l’éternel de ma tristesse.
Ivresse ma déesse, que j’aime tes caresses
Ivresse ma faiblesse, ô je t’aime ma princesse.